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Retrouvez les conseils vétérinaires, les astuces, les techniques pour mieux comprendre votre cheval et mieux contourner ou faire disparaître ses peurs.

Conseil 1 : Le Poulinage : Un moment clé !

Pas toujours évident de prévoir le poulinage. Le terme est calculé mais ce n'est pas une science exacte. D'autant que d'une jument à l'autre, le temps de gestation n'est pas le même ! Le temps moyen est de 11 mois et quelques jours (entre 310 et 350 jours environ).

Mais comment prévoir le poulinage ?

Pour bien comprendre le déroulement, il est donc important d'être vigilant et de surveiller la jument. Quelques mois avant le poulinage, il est conseillé d'isoler les juments pleines des juments non pleines.
Peu avant le jour J, les comportements diffèrent. La plupart du temps, la poulinière s'isole et l'on peut souvent remarquer des gestes de nervosité. Il est donc conseillé par nombre d'éleveurs de mettre un licol à la jument avant que cette étape ne soit trop avancée. Dans le cas contraire, et une fois le poulain né, il peut être difficile de rattraper la mère et le poulain.

En effet, il s'agit d'un comportement de protection de sa progéniture.

Le moment venu

Lorsque le poulinage commence, tout va très vite. Les chevaux sont des proies dans la nature, ils doivent donc être capables de fuir très rapidement en cas d'attaque d'un prédateur.

A partir du moment où la jument se couche, il se passe environ 20 minutes jusqu'au moment où le poulain se met debout. Lors de cette phase, la jument, malgré les contractions et la difficulté, reste en alerte, à la recherche d'un confort optimal pour mettre bas.

Quand le poulain est arrivé :

Les premières vérifications à effectuer :
Sur le poulain : vérifier s'il respire correctement (si les voies nasales ne sont pas obstruées), mettre du désinfectant sur le cordon, et vérifier régulièrement, s'il urine, émet des crottins...
Sur la jument : Vérifier la vulve, examiner la poche du poulain (en cas de doute, faire appel à votre vétérinaire pour qu'il fasse les vérifications et fasse les sérums au poulain)

Dans un premier temps, il est aussi conseiller d'isoler la jument et le poulain des autres congénères pour éviter les coups de pieds et autres incidents avec les autres mères.

L'éducation !

Ensuite, le travail ne fait que commencer. Il est recommandé de manipuler le poulain assez tôt tout en sachant qu'il est important de laisser à la mère le temps de créer un lien maternel indispensable dans le cadre du poulinage.

Il faut donc créer un premier contact :

  • 1/ Passer la main sur le dos, sur la tête selon des gestes doux et sûrs
  • 2/ Mettre le licol de temps en temps pour l'habituer à ce contact


Entamer ensuite la phase d'apprentissage :

  • 1/ Entamer régulièrement un travail d'apprentissage pour optimiser la manipulation : prendre les pieds devant et derrière, sortir en longe, passer à proximité en tracteur...
  • 2/ Après quelques semaines il est conseillé de réintroduire le poulain et sa mère dans le troupeau. Il peut ainsi se mesurer et apprendre la vie en troupeau avec les poulains de l'année, et intégrer des notions de hiérarchie avec les plus anciens ou le leader du troupeau.

Quel sera son caractère ?

Il est difficile d'appréhender rapidement son caractère. Pour autant, certains signes ne trompent pas.
Un poulain, qui très vite s'éloigne de sa mère sera très certainement assez sûr de lui et même frondeur. De même, en troupeau avec ses congénères, un poulain qui prend souvent les devants fera très certainement preuve de leadership.

Ensuite, le comportement du cheval est avant tout le fruit d'une expérience... Chaque événement influencera ses réactions futures avec en clé de voute : le sevrage et le débourrage...

Le sevrage sera un moment essentiel pour l'éducation du poulain, car il semble que tous les apprentissages de cette période sont ceux qui subsistent le plus longtemps.



Conseil 2 : Quels sont les différents moyens d'expression du cheval ?

Pour communiquer avec d'autres chevaux ou avec l'homme le cheval utilise tout son corps. Il est important de connaître ses différents moyens d'expression pour mieux comprendre les réactions de votre cheval.
La combinaison de plusieurs de ces moyens d'expression vous permettra de comprendre votre cheval et de prévoir ses réactions.



Les oreilles

Chez le cheval les oreilles ne servent pas qu'à écouter, elles sont aussi un moyen de communiquer et leur position permet d'interpréter son attitude.

Oreilles droites et en mouvement :
Le cheval est attentif. Il surveille son entourage. Dans la nature un ou plusieurs chevaux restent vigilants, les oreilles dressées pour déceler d'éventuels prédateurs.

Oreilles tombantes sur le côté :
Cette position peut être signe de soumission, de décontraction mais également de sommeil (lèvres tombantes encolure basse) Attention certains chevaux ont toujours les oreilles dirigées vers l'extérieur on les appelle "oreillards ".

Oreilles dressées et tournées vers l'avant :
Le cheval est attentif. Il décèle un bruit qui l'inquiète et fixe ses oreilles vers sa source pour en découvrir l'origine.

Oreilles légèrement sur l'arrière :
Attention il commence à se méfier de quelque chose ou vous commencez à l'exaspérer.

Oreilles couchées :
C'est un avertissement ! Il peut devenir agressif. C'est aussi un signe de cheval mal dans sa peau (par exemple : cheval laissé trop longtemps et trop souvent au box dont l'ennui se traduit par une agressivité continuelle)


La queue

La queue est également un bon indicateur. Elle donne certaines informations sur le comportement de notre cheval.

Queue vers le haut :
Est un signe de bonne humeur et de bonne santé quand le cheval galope dans son pré. Il faut noter que les pur-sang Arabes ont une queue plus relevée car ils ont moins de vertèbres coccygiennes.

Queue entre les fesses :
Le cheval a peur, il peut se défendre. C'est aussi un des signes de soumission chez le jeune cheval (claquement des dents, queue et encolure basses).

Queue fouillante :
Si la queue se balance de droite à gauche c'est que le cheval essaie de chasser les mouches (au curage des pieds par exemple si vous recevez la queue dans la figure, ne vous fâchez pas : trouvez la mouche).
Si la queue fouette l'air en se rabattant vers les postérieurs, c'est plus un signe d'énervement qu'il faut prendre en compte.

La tête

Comme nous, le cheval adopte des mimiques qui expriment son état d'esprit !

Tête basse lèvre inférieure pendante :
Votre cheval rêve des verts pâturages, il dort à moitié et est parfaitement détendu.

Lèvre supérieure retroussée et encolure tendue :
Ce n'est pas un signe en soi, le cheval essaie simplement de capter une odeur (flehmen).

Les sons

C'est en expulsant l'air de ses poumons que la jument appelle son petit. C'est aussi un signe de contentement.

Un cheval surpris et qui a peur émet un ronflement la plupart du temps en se rejetant en arrière.

Le couinement est en général utilisé par les juments pour manifester leur agacement notamment auprès d'un cheval trop présent.

Les hennissements servent autant à appeler des congénères qu'à prévenir du danger ou qu'à intimider un autre cheval. Avec l'habitude vous pourrez reconnaître quel cheval hennit dans le troupeau car ils ont tous une "voix " différente.

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